Mes cinés de 2018… La forme de l’eau – The shape of water

J’ai découvert aujourd’hui ce film dont tout le monde – ou presque – parle en ce début d’année : La forme de l’eau. Sorti fin février, il raconte l’histoire d’une jeune femme muette et quasi solitaire, qui travaille à l’entretien d’un laboratoire secret au cœur des années 50, et devient temoin de choses qu’elle naurait pas du voir. Non non non, pas de spoil 😉  juste un avis parmi tant d’autres! Le réalisateur mexicain Guillermo Del Toro nous immerge dans un conte sous-marin, assez baroque, aux multiples références, de Jules Verne à Jean-Pierre Jeunet.

 C’est la fin des années 1950. Un agent ambitieux limite sadique – Michael Shannon, glaçant au possible! – débarque au laboratoire accompagné d’une mystérieuse cargaison : une créature capturée dans un fleuve et  enfermée dans un caisson d’eau.  Ils vont chercher à l’utiliser contre une bande de soviétiques aux crocs qui rayent le parquet. ( j’ai du décrocher par moments, impossible de me rappeler pourquoi…)  Sauf que les méthodes pour obtenir ce qu’ils veulent vont vite tourner à la torture. La jeune femme en question, Elisa, va prendre la créature en pitié et s’en approcher dangereusement, jusqu’à commettre l’irréparable. 

Le film est très fantaisiste mais c’est loin d’etre un conte de fées. Il se déroule dans des endroits confinés, en sous-sol, dans un laboratoire glauque où certains personnages prennent plaisir à faire mal, ou encore  dans la nuit noire. On n’y voit quasiment jamais la lumière du jour. Cependant il y a quand même, grâce a ce petit côté Jules Verne entre autres, une part de fantastique.

Nos impressions…

j’étais enthousiasmée par la critique, les commentaires sur Twitter, le monde au ciné pour ce film la semaine dernière. Alors on s’est empressés de le regarder.

Les premières minutes posent bien le décor, entre le vintage (années 50/60 etc vous me suivez toujours? ) le glauque et les éléments qui attirent irrémédiablement la curiosité et l’envie d’en savoir plus. Mais seulement les premières minutes. Après, c’est long. C’est sans fantaisie. C’est un peu attendrissant, c’est vrai, ces regards intrigués ces interdits ce début d’amuuuuur OUI PROMIS J’ARRÊTE.  JE ME TAIS.  L’intrigue est vite dénouée, avant la première demie heure on a deviné ce qui allait se passer. Les effets spéciaux auxquels on s’attend pour un budget de 20 millions de dollars? Que nenni. Un chouette costume de poisson à l’allure d’homme bien musclé, qui pousse des grognements et cligne gentiment des yeux, et qui fait de la lumière quand il est content aussi. Avant de se taper l’héroïne du film (héroïne qui arrive à remplir la salle de bain d’eau jusqu’au plafond en bouchant la porte avec des serviettes, pour copuler gaiment avec son amoureux qui sent le cabillaud… 20 millions de dollars je vous dis…) L’homme et moi on a végété pendant deux heures. Parfois surpris, parfois vaguement dégoûtés – il y a bien un petit peu de sang et de viande nécrosée quand même, 20 millions de dollars… oui chut –  

Mais cela s’arrête là. La fin est surprenante, la dernière demie heure fait sortir de sa léthargie aqueuse – ça fait classe ça non? – et donne un petit rebond au film, mais ça n’est clairement pas de la grande recherche niveau scénario non plus. A voir donc, si on aime les histoires romantiques teintées de surnaturel et de larmoyant sur fond de fantastique. Sinon, je cherche encore ce qui a pu provoquer un tel enthousiasme. Et je fais un effort pour ne pas paraître trop pessimiste ( si je vous assure, vous le sentez là? ) mais j’ai du mal à trouver… Un film qui a trouvé son public mais pas transcendant.

La forme de l’eau de Guillermo del toro, en salles depuis le 21 février 2018. 

 

 

 

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Le Guen Nolwenn dit :

    Coucou Julia
    Je te suivrai ici
    Gros bisous
    Nolwenn
    😘

    1. MamaJulia dit :

      Coucou Nolwen, je suis contente de te retrouver ici! Je te fais de gros bisous, j’espère que ça va… à très vite

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